Line 6 Spider IV 75

Pouvez-vous étoffer notre toile de connaissances avec vos astuces ?

La gamme d'amplis Spider de Line 6 fait figure de bestseller dans le monde entier. L'annonce de la quatrième édition de ces amplis est une annonce de taille. Dans cette série, nous retrouvons des petits combos de 15 et 30 watts, mais aussi des produits plus évolués comme la tête 150 watts ou le combo 75 watts que nous testons aujourd'hui.

Quelles sont les nouveautés apportées par cette gamme ? " Nous avons essayé d'améliorer ce qui a fait de ce produit un succès, sans perdre toutes les fonctionnalités qui ont fait sa renommée " nous dit Scott Waara, chef produit des Spider IV. " Nous voulions voir si nous étions capables d'améliorer les points que nous et nos utilisateurs considérions comme des défauts, sans altérer les points forts de ces amplis. Nous avons mené l'enquête, puis sommes revenus sur la conception de l'ampli et avons suivi ce que dictaient nos oreilles et notre instinct.

L'une de nos priorités était d'améliorer la section de gain au niveau des médiums, l'une des caractéristiques sonores des sons en overdrive. Nous avons réussi à la faire en ajoutant de nouveaux modèles d'amplis et en rendant les modèles existants plus réactifs au jeu de nos utilisateurs. Nous avions déjà quelques idées sur la manière de procéder au niveau du code de programmation, et il semble que les résultats soient plus que satisfaisants. L'autre grand chantier sur lequel nous devions travailler était de rendre la totalité de nos amplis modélisés plus agréable à utiliser. Pour y arriver, nous avons travaillé sur le code source et le baffle. "

En effet, le nombre d'amplis modélisés est passé de 12 sur le Spider III à 16 dans cette version. Ont été également ajoutés des amplis Class A et des options pour les sons hi-gain. Ceux-ci seront sélectionnés via le bouton rotatif à 8 crans avec deux types de sonorités par modèle. Les nouveaux sons s'inspirent des amplis les plus célèbres de Divided By 13, du JCM900 de Marshall, d'Hiwatt et de Diezel.

"Line 6 gagne en prestige grâce aux sonorités avec une légère overdrive jusqu'aux sons au gain plus poussé."

Les effets ont eux aussi bénéficié de ces améliorations et leur nombre passe à 20 avec la possibilité d'en utiliser quatre simultanément. Ceux-ci sont contrôlés via les potentiomètres Smart Control FX situés près de nouvel écran LCD plus lisible. " Nous pouvons maintenant nous plonger dans les réglages minutieux de sept paramètres par effet, " explique Waara, " avec la possibilité pour tous les effets d'être placés avant ou après l'ampli. "

" Peaufiner ces réglages à ce point est devenu possible grâce à l'écran LCD plus large. La navigation y est beaucoup plus aisée. Nous voulions que cela reste simple pour les musiciens qui veulent simplement se brancher et obtenir un bon son directement. Et de l'autre côté, nous permettons aux guitaristes qui font beaucoup de scène d'obtenir un son sur-mesure. "

Aux côtés des habituels effets de modulation, des réverbes et des delays, on retrouve désormais des effets de Pitch Glide, une sorte de Whammy et le Smart Harmony. Ce dernier est le premier essai de Line 6 dans le monde de l'harmonisation guitare en temps réel. On trouve également un looper, évoqué comme meilleur ami du guitariste. Nous avons vérifié si c'était véritablement le cas dans la démo vidéo.

Nous avons toujours aimé retrouver les presets d'artistes ciblés, créés par les artistes eux-mêmes. Dans cette version, Line 6 se surpasse. L'un des artistes des plus surprenants que nous retrouvons ici est Johnny Marr, un vieux fan de matos. " Johnny a souvent utilisé nos produits, notamment le POD et plus récemment les amplis Spider Valve, " nous dit fièrement Waara. " Il enregistrait un album au Printemps à Los Angeles et nous sommes allés le voir régulièrement durant les sessions. "

Ainsi, le Spider possède plus de 300 presets fournis par près de 50 artistes différents. 25 d'entre eux apparaissent pour la première fois avec cette version Spider IV. " En ce qui concerne la création de presets par les artistes, " ajoute Waara, " on donne des amplis aux musiciens qui les apportent avec eux sur la route et lorsqu'ils jouent dans le coin, on passe les voir. On leur demande alors de préparer des presets qu'ils aiment et d'autres que leurs fans attendent et pourront apprécier. "

Voilà à quoi ressemble leur manière de procéder. Mais n'est-ce qu'un effet de mode ?

Les sons

La dernière barrière à passer pour un ampli numérique est de s'assurer qu'il imite au mieux les caractéristiques tonales de l'ampli modélisé. Les particularités d'un "vrai" ampli à lampes sont une chose, mais le ressenti en est une autre et c'est cela qui est le plus difficile à recréer numériquement. C'est sur ce point que des amplis comme le Spider IV pourront réussir leur pari ou tomber dans l'oubli.

Les sons cristallins et ceux qui ont au contraire sont chargés de disto restent toujours très réussis, mais Line 6 gagne en prestige grâce aux sonorités avec une légère overdrive jusqu'à ceux avec une disto un peu plus poussée. Par exemple, en activant la deuxième option du modèle Blues (basé sur un Deluxe de 1953 avec un grand panneau de réglages), on se retrouve avec deux types de sons enchanteurs et veloutés comme une Katherine Jenkins dans un champ de jonquilles.

De même, les modes Class A et Twang modes offrent bien plus de polyvalence et de satisfaction pour un usage domestique à faible volume que les petits amplis tout lampes à faible wattage. L'édition est simple comme bonjour une fois le système pris en main (n'oubliez pas d'effectuer une sauvegarde), et même les fonctionnalités du looper de 14 secondes sont intuitives et très plaisantes.

Nous avons eu peur en voyant que le modèle "Red Clean" était basé sur le JCM900, un ampli pourtant très peu réputé pour ses sons clairs. Pourtant, les résultats sont là. Cela souligne le fait qu'il ne faut jamais avoir d'idées préconçues lorsque l'on doit effectuer ses réglages : il suffit de savoir utiliser ses oreilles et ne pas faire attention aux noms donnés à chaque modèle !

Tirer le meilleur profit des multiples presets créés par les artistes dépendra de votre connaissance du jeu du guitariste en question. Ce serait être aigri que de ne pas esquisser un large sourire lorsque l'on choisit le preset Brown Sugar pour jouer le riff de cette chanson. Notons que les quatre presets composés par Johnny Marr sont eux aussi d'excellente facture.

On ne perçoit aucune latence lors de changement de son, même en passant d'un son clair à un son en disto. Il vous faudra d'ailleurs investir dans l'un des footswitches pour pouvoir le faire sur scène. Des sons clairs pleins de chaleur aux crunchs bien mordants en passant par les distos à arracher des crânes, le Spider IV est celui qui sonne le mieux de toute la série.

Pour terminer notre conversation avec Scott, nous lui avons demandé si un Spider V était déjà dans tuyaux. "Qui sait ? Peut-être que le Spider IV est déjà l'ultime ampli que vous devez posséder," nous a-t-il répondu avec un large sourire. Cette dernière série d'amplis nous prouve à quel point Line 6 a progressé en ce qui concerne les techniques de modélisation. Si vous n'avez pas joué depuis un moment sur un ampli à modélisation (ou jamais joué du tout), vous devez impérativement essayer celui-ci. Le Spider IV est le plus abouti et le plus convaincant dans ses modélisations de tous les amplis de ce type sortis jusqu'alors.

Line 6 ne prétend pas fournir un son strictement identique à l'ampli qu'il émule. Le Twang par exemple n'est pas exactement similaire à celui d'un Fender Twin de 65 bien évidemment, mais est suffisamment convaincant pour celui qui cherche à s'en rapprocher le plus possible que ce soit à la maison, en studio ou en répétition. Ceux qui utilisent de gros amplis à lampes auront du mal à s'acclimater à ces amplis lors d'un usage scénique, mais si vous désirez avoir sous la main un bon nombre d'amplis dans un seul boîtier, dans ce cas, le Spider est l'ampli qu'il vous faut !

De belles sonorités, un prix attractif et des mises à jour constantes du firmware font de ce Spider IV un ampli vraiment impressionnant et qu'il faut essayer de toute urgence. On se rapproche de plus en plus de l'imitation parfaite...

MusicRadar Note

4,5 / 5 Etoiles
On aime

De belles sonorités. Les sensations sont au rendez-vous. Léger. Un prix intéressant.

On regrette

Il faut acheter un pédalier externe pour mieux profiter du potentiel de l'ampli.

Verdict

Certains guitaristes ont toujours du mal à se convaincre de la pertinence de la modélisation. Ce modèle risque de les faire changer d'avis.

Country of Origin

China

Additional Features

Footswitch - Choose from MkII or more advanced FBV Shortboard MkII

Audio Output Power

75

Cabinet Material

Particle Board

Dimensions

527 x 279 x 488mm

Options

Spider IV 15, 30, 120, 150 and HD150 head

Weight (kg)

16.33

Weight (lb)

36

Year of Origin

2009

Amplifier Type

Digital modelling 1 x 12 combo

Politique En Matière De Test
Tous les tests produits par MusicRadar sont réalisés par des musiciens spécialistes de leur domaine qui ne sont en aucun cas liés à une quelconque marque ou à un revendeur. Nos experts écrivent également pour des magazines célèbres comme Guitarists, Total Guitar, Computer Music, Future Music et Rythm. Tous font partie du groupe Future PLC, plus grosse maison d'édition et de magazines musicaux au monde.

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