Exclusif : les premières infos sur le nouvel album de Shaka Ponk

Steve, le clavier de Shaka Ponk nous parle du prochain album du groupe. Collaborations ? Nouveau son ? Nouveau show ?

Shaka Ponk est devenu en l'espace de quelques mois un véritable phénomène rock. Le groupe finalise actuellement son 4ème album qui fera suite à The Geeks And The Jerkin' Socks porté par les singles My Name Is Stain et Let's Bang. Et qui dit nouvel album dit nouveau show. Steve, claviériste du groupe nous livre une interview exclusive sur la conception de ce nouvel album.

"Ce nouvel album est plus rock. On retourne aux sources avec des sons bruts"

Le public s'impatiente de ne plus vous voir. Mais vous êtes actuellement en studio pour préparer la suite de The Geeks And The Jerkin' Socks...

On a arrêté la tournée "The Geeks Tour" le 5 janvier dernier après notre concert à Bercy. Ce concert a clôturé presque deux ans de tournée. On s'est pris une année entière pour préparer un nouvel album, un nouveau show, des nouveaux clips, etc... On essaie de tout faire au sein du groupe, c'est pour cette raison que nous ne faisons pas les festivals cet été. On reste enfermé dans le studio pour bosser.

À quoi peut-on s'attendre ?

Je suis assez mal placé pour donner mon avis. On essaie de faire quelque chose de différent à chaque fois. S'il est dans la lignée du précédent, c'est par défaut au final. On ne va pas changer du tout au tout en faisant de la musette ou du Black métal ! Je dirais qu'il est encore plus large musicalement en faisant des petits clins d'oeil à chaque album. Plusieurs de nos fans voulaient d'ailleurs retrouver le côté fusion avec les accents Red Hot du premier album. Celui-ci est un peu plus rock en fait, on retourne aux sources avec des sons bruts. Mais, dans Shaka Ponk, on se lasse assez vite d'un format unique, alors on essaie de mixer beaucoup de choses.

Avez-vous une idée du titre que vous allez donner à ce nouvel album ?

Pas encore, il y en a trop pour que l'on puisse en donner un ! La sortie est prévue pour le début de l'année 2014, probablement en mars. On a envie de revenir le plus vite possible. Ça peut paraître loin, mais on a tellement de boulot qu'on a même l'impression que l'on y arrivera jamais (rires). On veut revenir avec deux heures d'images nouvelles sur scène. On a tout un show à mettre en place. Il y aura encore des clips que nous allons réaliser nous-mêmes. On va sortir un DVD live du concert de Bercy, probablement en fin d'année. Quelques mois avant la sortie de l'album, on est encore dans les gros travaux.

Vous passez donc quasiment plus de temps sur l'élaboration d'un nouveau plateau scénique qu'à l'enregistrement ?

L'enregistrement s'étale sur la durée, car on compose et on produit en même temps. Nous ne passons plus par l'étape maquette. L'album est déjà terminé, mais le fait de retravailler les titres pour le live nous donne de nouvelles idées pour les morceaux. Cela nous laisse le temps de faire de nouveaux enregistrements d'ici à octobre pour essayer de faire évoluer les morceaux. Cela n'a pas été le cas pour l'album précédent, car nous avons effectué le mixage très rapidement.

Donc rien n'est figé. De nouveaux morceaux peuvent encore apparaître sur la track-list finale ?

Oui, c'est sûr. On en a composé tellement et même si l'on a déjà choisi les titres, on n'est pas à l'abri que ça change. On se laisse le temps pour avoir un album réfléchi.

Vous avez collaboré avec Bertrand Cantat, avec Skin de Skunk Anansie... Y aura t'il des invités sur le prochain album ?

Ça, je ne peux pas encore le dire, il faut conserver l'effet de surprise. Il y en aura, mais on ne veut pas non plus que ce soit le seul propos du disque. Ça se fait toujours avec un concept pour nous, alors ça se peut qu'il n'y en ait pas, car nous n'avons pas rencontré la bonne personne ou que ça ne colle pas. Là, il s'avère que l'on a rencontré certaines personnes et que l'on a envie de les faire participer. Pour le moment, il y a eu des choses de faites sans savoir si cela restera sur le disque. En tout cas, on a fait des essais...

Shaka Ponk a un univers bien à part avec un savant mélange de musique, de vidéo, la Monkey TV... Ce nouvel album sortira t-il sous forme de concept album ?

(rires) Je ne peux pas en parler. Effectivement, on aime bien ce genre de choses. On va mettre en place un site Internet pour la fin de l'année où seront centralisées des vidéos inédites, des chansons, des pistes audio pour que les gens fassent leurs propres remix. On aimerait créer un accès Premium pour les fans qui aimeraient suivre nos répétitions par webcam. L'idée est de proposer un site totalement interactif où les gens pourront avoir accès à tout l'univers Shaka Ponk. On a tellement de choses dans les tiroirs issus des répétitions ou des concerts, que ce soit filmé ou enregistré.

Nous voulons simplement faire découvrir l'envers du décor pour ceux que ça intéresse. C'est un site où l'on va pouvoir aller fouiller dans les disques durs de Shaka Ponk avec tout les offs que l'on a emmagasiné. Par exemple, on essaie de rester vivant sur les réseaux sociaux pendant notre absence donc on va mettre trois vidéos par semaine, des rushs de clip tournés, mais pas utilisées. L'intérêt est de fédérer davantage pour jouer devant un public encore plus large.

Pourtant beaucoup de personnes vous attendent déjà. Votre fan base est assez impressionnante...

Avec le deuxième album, on n'était pas encore trop relayé sur les radios et autres média, mais cela à changé après la sortie de «The Geeks And The Jerkin' Socks». On a beaucoup joué et on a programmé un Zénith de Paris il y a un peu plus d'un an. On a été étonné de voir que l'on remplissait cette salle. Puis la presse, la TV a alors commencé à s'intéresser au groupe et l'on a recommencé à faire de la promo pour cet album qui avait déjà plusieurs mois. Certains de nos titres sont restés longtemps en diffusion sur de grosses radios. C'était complètement inattendu. On n'aurait jamais imaginé être programmé sur une radio comme NRJ par exemple. C'est le titre My Name Is Stain qui nous a propulsés. Ce morceau était un peu un O.V.N.I. pour nous, mais l'on voulait vraiment l'avoir sur l'album. Au final, les radios se sont appropriées ce titre qui était un peu hors format. Les gens sont alors allés sur le site pour écouter d'autres morceaux, puis sur la Monkey TV et sont ensuite venus nous voir sur scène. Ce disque nous a permis de faire de belles choses, on en a vendu presque 300,000.

J'imagine que pour vous, il était aussi temps de passer à autre chose...

Tout au long de la tournée, nous avons fait évoluer "The Geeks And The Jerkin' Socks", car on ne voulait pas s'ennuyer. Puis il y a des personnes qui sont venues 10 ou 15 fois nous voir en concert, alors on ne voulait pas livrer tout le temps la même chose. Même si l'on compose des chansons sur la route, on ne peut pas changer du tout au tout. C'est ce que l'on a essayé de faire sur Bercy. On a joué pendant 2h30, avec plein d'invités. On a fait un truc vraiment spécial, mais qui restait totalement adapté à un show de clôture de tournée. On est vraiment content de revenir avec un truc vraiment tout neuf.

L'album a-t-il été composé dans le tour-bus ?

Il y avait déjà des choses de prêtes il y a un an. De toute façon, on compose tout le temps. Partout où l'on se déplace, on a des petits ordinateurs portables, alors que ce soit dans les bus ou dans les loges, on avait déjà commencé à emmagasiner de la matière. On est revenu ici avec nos idées enregistrées et l'on a effectué les prises de voix en studio enfin en home-studio devrais-je dire.

Vous utilisez désormais Cubase 7 comme pièce maîtresse de votre studio ?

Oui, nous avons toujours bossé sous Cubase. Même avant de bosser tous ensemble sur le projet Shaka. On détourne également le logiciel pour l'utiliser en temps que source de sons pour le live. Par exemple, j'utilise de mon côté que des synthés MIDI (claviers maîtres, ndj). Je les contrôle via Cubase et Reason.

Avez-vous opté pour de nouvelles solutions dans le studio ?

J'ai fait un peu évoluer mon système, car on est partenaire avec UVI (Univers Sons). J'utilise désormais le MachFive et le BPM de Motu. Donc j'ai MachFive sur mon ordi qui fonctionne comme un gros sampler avec plein de banques de sons que l'on a pas mal utilisées pour l'enregistrement. Du coup, j'ai réutilisé des sons sur scène, du moins ceux qui n'étaient pas trop gourmands en ressource. Bien sûr, l'utilisation de sons produits pour l'album diffère des sons conçus pour le live.

Sur l'album, ce n'est pas important, car tu peux empiler plusieurs sons, mais sur scène il faut faire des compromis pour que tout tienne sur une session et que cela ne prenne pas trop de mémoire de l'ordinateur. Donc, c'est le nerf de la guerre en ce moment: on transcrit ce que l'on a fait en studio pour l'adapter sur scène. C'est un long travail auquel on ne pense par lorsque l'on compose, car quand on enregistre 14 guitares, 60 voix... il nous faut ensuite trouver des subterfuges avec des Vocoders, des synthés qui remplacent certaines voix, etc...

Quels sont les plug-ins et machines sur lesquels vous travaillez ?

On utilise donc Cubase 7 comme plateforme d'enregistrement. On utilise également Reason 7 pour quelques-uns de mes sons de clavier et pour lancer des sons sur scène. On a énormément utilisé les banques de sons UVI et MachFive. On a utilisé les plug-ins UAD (Universal Audio) avec qui l'on est partenaire. C'est hyper agréable pour nous, car pour le précédent album, on a du se payer tel ou tel plug-in alors on faisait attention de ne pas acheter des outils que nous n'allions pas utiliser. On avait déjà des cartes UAD et là, ils nous ont ouvert l'accès à tous leurs plug-ins. On aime beaucoup les compressions et les égaliseurs. On n'utilise pas de console, simplement une carte son, l'ordi, Cubase et les plug-ins. Même les guitares de l'album sont faites avec Guitar Rig de Native Instruments. Mais là on essaie l'Axe FX de Fractal Audio afin de voir les résultats que nous pourrions avoir. Guitar Rig a un côté hyper ludique et facile d'accès, mais après il faut être très minutieux, surtout pour le live. On a beaucoup travaillé tous les presets de Cyril pour le live.

Tous nos potes guitaristes nous ont dit qu'on été tarés, mais après 150 concerts effectués avec cet équipement, on peut dire que ça marche! Puis on arrive avec un niveau ligne ce qui nous permet d'utiliser la guitare comme un clavier en jouant mono parfois stéréo. On essaie de faire la même chose avec l'Axe FX, mais c'est plus compliqué. Cyril est encore en étude sur le produit (rires). Pour la basse, on effectue aussi des essais avec les têtes Orange et le Torpedo (Two Notes Engineering, ndj) qui est un simulateur de baffles. On doit faire l'essai dans quelques jours. Nous sommes de plus en plus exigeants sur la qualité de nos sons.

Retrouvez Shaka Ponk ici

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