Classic Drum sounds : 'Be My Baby'

Le batteur Hal Blaine partage ses souvenirs d'enregistrement du titre des Ronettes

Nos amis de Rhythm propose une nouvelle rubrique qui consiste en une série d'articles sur les 10 meilleurs sons de batteries jamais enregistrés. Nous ne manquerons pas de vous raconter la petite histoire derrière chacun des morceaux, bien sûr, mais nous nous proposons aussi de vous montrer comment vous pouvez les recréer vous-même. Au programme : techniques, idées de repiquage et bien plus !

Cet interview est l'occasion pour Hal Blaine, le batteur légendaire du groupe Wrecking Crew de décrire sa relation avec le producteur excentrique, Phil Spector, sur le titre devenu depuis un classique, 'Be my Baby'.

Quels sont vos souvenirs de l'expérience en studio avec Phil Spector ?

"Je garde de très bons souvenirs de l'expérience des sessions avec Phil Spector. C'était génial ! Mais il fallait beaucoup d'énergie parce-que Phil n'était pas du genre à prendre des pauses. Il y a beaucoup de producteurs superstitieux et Phil ne dérogeait pas à la règle. Il insistait pour que l'on reste toujours exactement dans les mêmes conditions de travail, aux chaises près ! Il voulait le même ingénieur (Barry Levine), le même studio (tombé en déréliction) qu'était le fabuleux Goldstar Studio, les mêmes micros... Il ne travaillait aussi que le vendredi soir. Il recrutait toujours la même bande qu'il surnommait 'le mur du son'. Le studio Goldstar était exigu. Tant de tubes sont sortis de ce studio !

Phil faisait partie de ceux qui, après avoir fini de travailler sur un morceau et que tout le monde était parti, se mettait directement au mixage. Il bossait avec Brian Levine qui d'ailleurs est devenu plus tard le directeur de son de A&M Record."

Comment la partie batterie a-t-elle été créée ?

"Je ne sais plus très bien mais je ne me rappelle pas avoir vu une partie batterie écrite. Il me semble que nous nous entraînions sur un backbeat simple sur les deuxième et quatrième temps sur tout le morceau. Je me souviens précisement que la petite lumière rouge continuait de briller, que je me suis ensuite perdu dans le compte du rhythme et que j'ai fait tomber une baguette par terre. Soudain, je ne frappais plus le deuxième temps. Je continuais à jouer le quatrième de l'autre main tout en farfouillant dans mon sac à la recherche d'une baguette. En studio, si vous faites une erreur, il vaut mieux la faire toutes les quatre ou huit mesures. Elles font partie des arrangements. Tout cela leur a plu et ça a marché ! On a fini par faire vingt-huit prises avec Phil... un truc comme vingt-huit, vingt-neuf. Ça a été une période incroyable dans ma vie."

Vous vous souvenez du kit sur lequel vous avez joué ?

"Le kit sur lequel j'ai joué, c'était le Blue Sparkle Ludwig qui se trouvait au Hall of Fame, à Nashville Tenessee. C'étaient une batterie parfaite pour moi."

Vous favorisiez quelle sorte d'accordage pour vos fûts ?

"Phil aimait le son de mes fûts. Un accordage à mi-chemin, c'était ma manière de faire avec ma caisse claire, mes toms et ma grosse caisse. Quand vous avez quatre fûts, il faut penser sous l'angle de la musicalité : piano, grave, soprano et tenor. Je commençais par ma caisse claire et l'accordais dans les médium. Je m'attaquais ensuite à un tom ou deux, au tom basse puis à la gross caisse. Nous les aimions accordés à plat et nous aimions aussi retirer la peau frontale de la grosse caisse. C'est le son tout particulier qui en résultait que nous adorions."

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