20 solos de batterie monstrueux par 20 monstres de la batterie

Les grandes légendes du rock et du jazz en pleine action !

Le grand prêtre de la batterie : John Bonham en 1973 © Neal Preston/CORBIS

À moitié avalé par la pénombre des fonds de scène, le malheureux batteur tient pourtant un rôle central dans le groupe et est responsable de tout le sale boulot musicalement parlant. Si le guitariste fait une fausse note, c'est rattrapable, mais si le batteur perd le fil d'un groove, c'est tout le morceau qui s'effondre. Cet article présentant 20 solos monstrueux est donc un hommage bien mérité aux batteurs, anges gardiens de la musique et de ses disciples !

D'accord, les mauvais solos de batterie sont une parfaite excuse pour une pause urinoir ou pour s'enfiler la pinte que l'on s'était promis de ne pas boire de suite... Mais quand ils sont bons, quand il ne s'agit pas simplement de vitesse ou de puissance mais que le batteur essaie de communiquer quelque chose à son public, c'est une expérience musicale intense.

À vous le micro, sorciers du rythme, enchantez-nous...

Premier en lice : le batteur du jazz fusion à son apogée, Asaf Sirkis

20. Asaf Sirkis

Asaf Sirkis est l'un des meilleurs batteurs de jazz fusion de Grande-Bretagne. Dans ce clip, on le voit s'éclater dans un moment fort de batterie, accompagné par les musiciens de son trio. Sirkis, l'expat israélien, ne fait pas seulement oeuvre de chops impressionnants. Il semble avoir à sa disposition un vocabulaire musical immense et d'une grande expressivité.

Ce batteur génial qui habite à Londres, joue ce solo avec conviction sans jamais perdre le contrôle, même pour une seconde. Il prend ce qu'il y a de meilleur dans les deux genres qu'il fait se rencontrer : la finesse du jazz et l'explosion du rock.

Suivant : John Tempesta

19. John Tempesta

John Tempesta a mis son talent exceptionnel au service d'artistes tels que Rob Zombie, Helmet et Exodus et joue maintenant pour The Cult. Tempesta possède un choix immense de chops et balance des frappes d'une puissance équivalente à celle d'un réacteur nucléaire.

Si vous désirez vous faire une meilleure idée du jeu trashy de John, vous pouvez vous procurer une copie de son album Testament's album Low ou encore admirer sa caisse claire signature Tama. Entre temps, préparez-vous à être anéanti par l'énergie du groove dans ce clip.

Suivant : Stanton Moore

18. Stanton Moore

Il est temps maintenant de faire exploser vos enceintes avec un méchant son de batterie funk, sorti tout droit de la Nouvelle Orléans. Stanton Moore est l'héritier direct de la très distinguée école defunk, The Big Easy. Ses motifs s'inspirent de la deuxième ligne des fanfares de la ville mais Moore y injecte une modernité fracassante. S'ensuit une envie irrésistible de danser...

Si vous ne le connaissez pas, allez jeter un coup d'oeil à son jeu au sein de son propre trio et du délirant funk Galactic.

Suivant : Roger Taylor

17. Roger Taylor

Queen n'a jamais fait les choses à moitié comme le prouve ce glorieux solo de Roger Taylor. Taylor fait partie de cette génération exceptionnelle de batteurs britanniques. On pense, bien sûr, à Bonham, Ian Paice et Cozy Powell. C'est avec les pires intentions qu'ils frappaient les peaux de leurs fûts.

On dirait bien que son kit ne lui suffit plus, et que Taylor s'est mis aux timpanis avec la ferme intention de provoquer des crises cardiaques à tour de bras. En fait-il trop ? sans aucun doute. Divertissant ? évidemment !

Prochain : Ed Thigpen

16. Ed Thigpen

Si tous ces solos vous cassent les oreilles, baissez le volume pour un moment et prenez le temps d'écouter le merveilleux et très regretté Ed Thigpen en pleine action. Il n'utilise seulement que des balais et une caisse claire. Thigpen était l'un des meilleurs batteurs de l'époque swing. Au cours de sa longue carrière, il a joué sur des milliers d'albums.

Son projet musical le plus célèbre est l'Oscar Peterson Trio. Il y donne une excellente idée de la musicalité dont il était imprégné lorsqu'il était derrière un kit. Pour l'anecdote, il a commencé sa carrière en remplacement d'un guitariste qui venait de quitter le groupe.

Suivant : Mike Portnoy

15. Mike Portnoy

Un seul kit n'est évidemment pas suffisant pour contenir la frappe toute puissante de Mike Portnoy, géant du prog. Il surprend avec un jeu qui reste précis même lorsqu'il passe d'un kit monstrueux à un modèle aux proportions plus modestes.

Le départ de Portnoy du groupe Dream Theatre a envoyé des ondes de choc à ses fans dans le monde entier mais le bougre n'a pas chômé depuis son départ du groupe. Il a fait des enregistrements, est parti en tournée avec les Avenged Sevenfold et joue pour le moment avec le super groupe Transatlantic. Ces batteurs, quoiqu'il arrive, ont toujours besoin de faire du bruit !

Suivant : Papa Jo Jones

14. Papa Jo Jones

Ce clip, extrait de la célèbre série Jazz At The Philharmonic, rassemble des figures stellaires de la musique : Oscar Peterson au piano, Roy Eldridge à la trompette et Papa Jo Jones qui, deux minute dans le morceau, lance une offensive rythmique dans un solo inoubliable. Le solo vient à point et permet à Jo de démontrer ce dont une caisse claire est capable ! Avec les baguettes aussi bien qu'avec les mains, tout y est.

L'expression qui illumine le visage de Jo montre avec quelle intensité il exerçait son art. Son jeu est exubérant, inventif et extraordinairement joyeux.

Suivant : Joey Gordon

13. Joey Jordison

Cette liste ne serait pas complète sans le nom du roi du metal et le gagnant de la compétition Rhythm, les 20 Meilleurs Batteurs des 25 Dernières Années. Jo Jordison ou l'homme masqué. C'est lui qui a fait connaître le blastbeat lorsqu'il jouait avec les Slipknot. Peut-être avez-vous eu la chance de le voir en pleine action récemment en tournée avec Rob Zombie ?

Comme le montre cet enregistrement avec les Slipknot, Joey ne se contente pas de l'alternance classique couplet, refrain, couplet, etc. Au lieu de cela, il invente des parties batterie uniques pour chaque section du morceau sur un tempo brutal, délivré avec une vitesse fulgurante.

Suivant : Dennis Chambers

12. Dennis Chambers

Le prodigieusement talentueux Dennis Chambers semble capable d'aborder n'importe quelle situation musicale avec le même degré de compétence. Adolescent, il est invité par James Brown à rejoindre son groupe. Une offre qu'il a dû décliner à cause de sa mère qui refuse de le laisser partir en tournée. Il revient pourtant quelques années plus tard pour délivrer de méchants grooves pour Parliament et Funkadelic.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, il est aussi devenu une star de la fusion. Il a l'air si détendu dans ce clip qu'il donne l'impression de ne rien faire. Ne vous y fiez pas !

Suivant : Billy Cobham

11. Billy Cobham

Billy Cobham donne une performance splendide dans ce clip enregistré en 1989. Cobham fait figure de pionnier dans la catégorie batterie fusion, cette collision explosive entre le jazz et le rock qui faisait fureur à la fin des années 1960, début 1970. Le shuffle de Cobham sur la grosse caisse sur le morceau Quadrant 4, créé pour le groupe Spectrum fut la source d'inspiration principale pour des générations de joueurs. Le jeu de pieds est sans précédent !

Cobham s'est, plus récemment, tourné vers les rythmes latins avec le groupe Asere,mais il y a une chose qui n'a pas changé, c'est l'énergie qu'il donne à son jeu, voyez plutôt...

Suivant : Max Roach

10. Max Roach

Le maître du jazz sort un solo magnifique qui prouve une fois de plus qu'il est le batteur le plus élégant et le plus expressif qui soit donné d'écouter. Et ce n'est pas parce qu'il ne cherche pas à défoncer les tympans que ce qu'il fait est facile, ne vous laissez pas prendre à cette fausse impression de simplicité...

Max alterne entre des développements doux et des envolées rapides. Il rappelle ainsi à l'auditeur que les fûts sont capables de faire de bruit, mais qu'ils peuvent aussi faire ressentir la fraîcheur d'une pluie d'été.

Suivant : Neil Peart

9. Neil Part

Neil Peart (Rush) n'a peut-être pas le talent des joueurs de jazz pour l'improvisation mais en tant que compositeur il a en fait assez peu de rivaux ! Peart a la capacité extraordinaire des solos techniquement intimidants et laissant peu de place à l'erreur et le fait qu'il puisse le rejouer soir après soir est un hommage à son dévouement et sa compétence. Chapeau bas...

Il passe de l'acoustique à l'électronique et se permet même un hommage à ses héros des big bands. Lorsque l'on jette un coup d'oeil sur ce monstre de kit, on ne peut pas s'empêcher de réserver une petite pensée pour le technicien dont le boulot, tous les soirs, est de monter et démonter le mastodontequi lui sert de kit.

Suivant : Louis Bellson - Skin Deep

8. Louis Bellson - Skin Deep

Un exemple étonnant plein d'invention et de technique de ce que le batteur préféré de Duke Ellington était capable de faire. Bellson est le premier batteur à utiliser deux grosses caisses. Son aisance avec les deux mains et les deux pieds est étourdissante.

Ce solo est extrait du morceau 'Skin Deep' et fait partie de l'album Ellington Uptown. Il est caractéristique du joueur. car ce dernier passe des balais aux baguettes sans jamais affecter l'articulation de son jeu qui reste parfait quoiqu'il ait entre les doigts.

Suivant : Dave Weckl

7. Dave Weckl

Bonne chance à tous les batteurs qui se sentent de rivaliser avec celui-là ! Dave Weckl s'est bati une réputation sur des performances fusion exigeantes aux côtés du pianiste Chick Corea. Il est aussi investi dans une belle carrière de batteur en studio. Après trente ans dans la musique, Weck reste le batteur de choix pour le jazz contemporain et les artistes de la fusion. Il enregistre aussi ses propres projets et est souvent tenu par ses pairs comme le meilleur et le plus intelligent joueur de sa génération.

Suivant : Cozy Powell - The 1812 Overture

6. Cozy Powell - The 1812

Des fûts énormes, des cymbales monstrueuses et des solos géants ! Le légendaire Cozy Powell donne, ici, un aperçu de ce qu'il fait le mieux dans un style bien à lui sur The 1812 Overture. Pour donner une idée précise de ce que signifie 'grandiloquent', le Larousse seraient bien avisé de placer une photo de Cozy Powell à côté de l'adjectif.

Cozy a joué avec les plus grands groupes de rock : Rainbow, Whitesnake, Black Sabbath n'en sont que quelqu'uns... Sa puissance explosive sur le kit ne peut se mesurer que sur l'échelle de Richter !

Suivant : Steve Gadd - Keep The Customer Satisfied

5. Steve Gadd - Keep The Customer Satisfied

Steve Gadd est souvent le batteur préféré des batteurs ! Ici, il donne un solo sur Keep The Customer Satisfied aux côtés du Buddy Rich Big Band. Gadd est l'un des batteurs les plus créatifs de l'industrie et est en constante demande dans le monde du studio.

Ses parties de batterie sur les classiques de Paul Simon Late In The Evening et 50 Ways To Leave Your Lover sont si importantes qu'il est impossible de les imaginer jouées par quelqu'un d'autre. Comme il le prouve ici, il peut se balancer sur une branche au milieu d'une tornade.

Suivant : Gene Krupa

4. Gene Krupa - Big Noise From Winnetka

Krupa est l'une des plus grandes inspirations du monde de la batterie. C'est son énergie débridée qui a fait naître le swing. Même s'il est maintenant plus connu pour son travail avec les big bands notamment avec le Benny Goodman Orchestra et son Gene Krupa Orchestra, le roi du swing a néanmoins produit ses meilleurs morceaux avec des petits groupes.

En voici la preuve avec cette performance irrésistible du Big Noise Winnetka. Krupa prend une pause pour aller jouer sur la double grosse caisse avec ses baguettes ! Sans Krupa, les batteurs feraient toujours figures de mal-aimés, ignorés et cachés derrière leur kit.

Suivant : John Bonham - Moby Dick

3. John Bonham - Moby Dick

Moby Dick représente le solo contre lequel tous les autres se mesurent. Les influences de Bonham sont Max Roach et Joe Morello à qui il pique quelques idées et tourne le volume à fond pour les présenter à un public rock. Bonham joue avec la ferveur d'un possédé sans jamais perdre son groove même lorsqu'il attaque les fûts comme s'ils avaient quelque chose à se reprocher !

Pour une génération entière de joueurs de rock et de metal, Bonzo reste le pape de la batterie.

Suivant : Joe Morello - Take Five

2. Joe Morello - Take Five

D'où vient l'idée de Bonham de jouer de la batterie avec les mains ? N'allez pas chercher plus loin... Joe Morello joue ce glorieux solo sur le morceau Take Five pour le Dave Brubeck Quartet. Le nom de Morello est prononcé avec un respect sans limite dans le milieu. Observez sa main gauche vers 1,50 mn pour reconnaitre la marque du vrai génie !

Il a exercé une influence énorme et a été imité à de nombreuses occasions sans jamais avoir été dépassé. Ici, on le voit utiliser un kit à 4 éléments plus efficacement que la plupart des batteurs metal modernes avec des configurations de Leviathan.

Suivant : Buddy Rich

1. Buddy Rich

Buddy Rich possédait un mélange génial de technique stupéfiante, de vitesse déroutante et d'une capacité à créer des solos captivants.

Buddy avait dépassé la cinquantaine dans cette vidéo mais l'intensité brutale de son jeu montre la hargne d'un homme en pleine possession de ses moyens. Sa main gauche à elle seule pourrait fournir assez de matériel pour le travail de toute une vie. Il est très probable que Buddy Rich ait été le meilleur batteur de ce monde.

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