Découverte : Alpha Petulay

Son métissage folk a envoûté Emergenza

Malgré une carrière déjà avancée au Brésil, Alpha Petulay n'est pas du genre à se laisser porter par les choses. L'artiste tente aujourd'hui le pari de faire découvrir sa musique au public français, et c'est grâce au tremplin Emergenza que nous l'avons découverte.

Bercée par les sons d'Alanis Morissette, Roxette, Enya, Bob Marley, Alpha Petulay propose une musique métissée, où les cultures africaines, européennes et brésiliennes se rencontrent. Entre le Congo et le Brésil, elle a pris plusieurs facettes de ces pays pour l'incorporer dans sa musique. "Je compose depuis l'âge de 6 ans, au départ, ce n'était que des poésies. Mes parents nous ont laissé, moi et mes deux grands frères, au Congo lorsque pour le travail, ils ont dû partir au Brésil" nous explique-t-elle. Lorsque j'ai eu 12 ans, je suis allé les rejoindre au Brésil. En gros, j'ai grandi là-bas. Mes parents sont également un peu musiciens, donc il y avait toujours une guitare, et j'ai appris à jouer toute seule."

C'est dans ce pays que tout commence : "ma carrière débute donc plutôt au Brésil, et j'ai fait mon premier concert, professionnellement parlant, à l'âge de 15 ans. Au fur et à mesure du temps, j'ai entendu plusieurs personnes parler d'une énergie que je pouvais apporter. Il me fallait alors savoir et comprendre le message que j'avais à transmettre."

Le Brésil lui sourit, et chaque étape musicale prend une jolie tournure avec les années. "J'ai autoproduit mon premier album à l'âge de 20 ans accompagnée de musiciens brésiliens (Delight Tribal). J'ai beaucoup tourné avec cet album notamment au Recbeat ou au Recife Rock au Brésil, j'ai signé un contrat avec cette ville pour jouer pendant les carnavals" ajoute-t-elle.

Puis, fait assez étrange, c'est grâce au téléchargement illégal qu'Alpha gagne davantage en notoriété : "cet album a été beaucoup piraté, jusqu'à arriver dans les oreilles de Caio Blat, un metteur en scène très reconnu qui m'a confié la direction musicale d'une pièce de théâtre. Ça a été l'élément déclencheur de ma réputation dans ce pays."

© Philippe Pluvinage

Aujourd'hui, Alpha met entre parenthèses son succès au Brésil et tente de conquérir le coeur des Français et c'est pour cela qu'elle est passée par le tremplin Emergenza. "J'ai déjà une tournée programmée au Brésil, mais c'est plus difficile en France, et chaque ville est différente. Et je suis trop vite cataloguée dans la World Music. Mais les clés ne sont pas très loin, il peut y avoir un tournant" nous dit-elle d'un ton radieux et confiant.

"Je me focalise sur mon album Take Me sorti en 2013. Beaucoup de personnes ont collaboré à ce projet comme l'Hôtel Mont-Blanc en Haute-Savoie qui a financé l'album, Cid Samartino qui est mon bassiste officiel et qui a arrangé Take Me. Il y a aussi Sir Jean, David Rivière pianiste à l'opéra de Lyon et plein d'autres personnes." Ce beau projet, qu'elle porte tantôt seule à la guitare sur scène ou avec les nombreux musiciens avec qui elle collabore n'en est qu'à ses prémices.

Pour aller plus loin, Alpha cherche les meilleures solutions. Mais comme elle le mentionnait précédemment, pour le moment, rien n'est simple en France. Pour autant, et comme à son habitude, les mots de l'artiste se veulent rassurants et optimistes : "j'aimerais trouver un nouveau tourneur pour être au maximum sur scène et faire écouter ce que je fais au public français. Le retour du public d'Emergenza a été très touchant. La première date m'a marquée, j'ai vendu quelques albums, j'ai eu beaucoup de votes. Pour la demi-finale, même si l'on a pas gagné, le public a été génial, et rien que ça, ça m'a fait très très plaisir."

On espère donc que le nom d'Alpha Petulay pourra continuer de faire parler d'elle dans l'Hexagone et que le succès qu'elle connaît au Brésil pourra être prolongé ici. En attendant, pour voyager avec Alpha, connectez-vous sur sa page Facebook et son compte Twitter.

Vous Aimerez Aussi:


Laisser un commentaire Facebook